A bientôt j'espère

(To Chris M.)

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jeudi 4 juin 2026

A Chinese Gans Story - Christophe Gans et le cinéma chinois

Un article qui vient du coeur sur mon critique de cinéma favori de quand j'étais enfant (et sur le cinéma chinois vu des années 1980). 

https://www.dvdclassik.com/article/a-chinese-gans-story

 

mardi 31 janvier 2017

"James Cameron - L'odyssée d'un cinéaste " de David Fakrikian (livre)






 « L’odyssée ». Le choix de ce terme pour titrer sa monographie consacrée à James Cameron, curieusement la première en France, donne une clé pour comprendre la façon d’appréhender cet ouvrage. Le cinéaste est l’Ulysse de notre Homère national, David Fakrikian. Comme dans l'épopée grecque, son héros devra vaincre mille péripéties, plus ou moins fantastiques et affronter des adversaires, notamment des (producteurs) cyclopes par légion. L’odyssée de James Cameron est une chanson de geste couleur marine destinée à mettre en valeur les exploits de son héros et le style alerte de l’auteur vous emporte dès les premières pages. C’est un ouvrage palpitant à lire, un super roman d’action, et d'une érudition à toute épreuve. Quant au modeste "un cinéaste" du sous-titre, c'est évidemment une litote puisque pour David Fakrikian, Cameron est LE cinéaste. 

Dans l’avant-propos, l’auteur explique que les informations distillées tout au long de l'ouvrage proviennent d’interviews parues tout au long de la carrière de Cameron, archivées méthodiquement toutes ces années, ainsi que de témoignages de collaborateurs plus ou moins proches recueillis par l’auteur au fil du temps. Autant dire que cette somme est la synthèse de trente années de passion de la part de David Fakrikian, le fan N°1 de James Cameron en France.  Ne nous leurrons pas : ici, c’est la légende qu’on imprime ;  ce qui change un peu des biographies l’anglo-saxonne qui vendraient père et mère pour démonter les génies, pointer leurs contradictions ou les ramener à leur simple condition terrestre. Tous les moments célèbres de la geste cameronnienne sont donc bels et bien là avec le souci de leur donner cette forme qu'on appelle le destin : Cameron qui pénètre dans la salle de montage de Piranhas 2 pour remonter son film dans le dos des financiers ; Cameron qui insulte régulièrement sur son plateau les producteurs venus lui demander des comptes ; Cameron qui manque de se noyer sur le tournage d’Abyss, Cameron affrontant  les rumeurs de désastre à venir durant l’interminable post-production de Titanic. Pour Fakrikian, Cameron sera de tout temps cet esprit libre et combatif luttant pour parvenir à être à la hauteur de son imaginaire. Même après qu’il se fut couronné « Roi du monde ». 




Parfois, David Fakrikian n’a pas peur d’emprunter quelques raccourcis. Au milieu des années 1980, Cameron qui n’était pas encore le prophète de notre temps était souvent démoli par la presse. Fakrikian, pour illustrer la sottise de ses détracteurs, cite une diatribe au lance-flamme de Frédéric Mitterrand contre Aliens, le retour accusant le film d'apologie guerrière en se cachant derrière des ennemis extraterrestres pour montrer que l'ennemi, quel qu’il soit, n'a aucune humanité (à cette même époque, Cameron venait de co-signer le scénario de Rambo 2). Mais bizarrement, aucune référence à la revue Starfix dans laquelle Christophe Gans et Bernard Lehoux s’en étaient pourtant pris à Terminator et à Aliens avec des arguments pas si éloignés, même si formulés de façon moins virulente. Idem pour Titanic. Quand le film sort, c’est un succès public ET critique, pourtant Fakrikian arrive à vous faire un paragraphe sur la critique négative de Kenneth Turan (intitulée "Titanic sinks again") à laquelle Cameron se crut obligé de répondre. C’est le pêché mignon des geeks: longtemps minoritaires ou déconsidérés, quand ils ont eu le pouvoir entre leurs mains, ils en ont venu à considérer que tout ce qui leur résistait ne devait plus avoir droit de citer. On ne critique pas le Roi. 

Dans le même ordre d’idée, on peut regretter que Fakrikian n’explore pas plus les contradictions ou les aspects moins reluisants de la personnalité de Cameron. Personnellement, une scène en particulier m’a toujours dérangée dans sa filmographie, jusqu’à jeter un voile sombre sur le sens de son intransigeance légendaire. Elle se trouve dans True Lies. Il s’agit de l’humiliation du personnage de Bill Paxton par Harry Tasker (Arnold Schwarzenegger). Paxton incarne un vendeur de voitures un peu miteux qui, pour séduire la femme de Tasker (Jamie Lee Curtis), lui fait croire qu’il est lui-même un agent du gouvernement. La dame délaissée par son mari se laisse vaguement approchée avant que Monsieur n’intervienne et ramène le pauvre Bill Paxton à sa condition de menteur, d’affabulateur, de parasite. Pour lui donner une leçon, Harry Tasker menace de l’assassiner jusqu’à ce que le pauvre hère s’urine dessus, provoquant l’hilarité d’Arnie. "Would a spy pee himself ?". En lisant le livre de Fakrikian, je ne peux m'empêcher de me demander si cette supposée toute puissance de Cameron ne cache parfois un mépris insupportable pour tout ce qui serait de l’ordre de la faiblesse, du ratage ou de l’échec.

Bref, revenons à nos moutons (électriques). La métaphore est un peu évidente, mais Cameron sous la plume de l'auteur, c'est Terminator, celui du deuxième film, une sorte de figure paternelle forte doublée d’un bloc de pure fascination. Et dans cette hypothèse, il semble tout aussi évident que David Fakrikian, c'est Edward Furlong, son jeune admirateur. Si Fakrikian a dépassé la cinquantaine, il est toujours possédé par le feu sacré qui brûle pour son idole. On sait que les auteurs de biographie choisissent souvent leur sujet pour montrer au monde le modèle auquel il aspire dans la vie. James Cameron est sans doute ce double fantasmé dans lequel se projette l’auteur. A travers l'odyssée de James Cameron se dessine en creux l'autoportrait de David Fakrikian dont le credo cameronien est devenu sa maxime : "croire en soi, ne jamais s'arrêter, toujours avancer, quoiqu'on en dise le monde autour de vous, et tout faire pour que se concrétise sa vision". Enjoy! 

(L'odyssée de James Cameron ; éditions Fantask)

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James Cameron et David Fakrikian circa 1992

mercredi 28 septembre 2016

City on fire

Affiche d'un film jamais tourné

Paris est une fête

samedi 22 novembre 2014

APRES MAI d'Olivier Assayas



La séquence finale de APRES MAI d'Olivier Assayas voit son jeune héros en stage aux studios de cinéma de Pinewood. Il se tourne une série B mélangeant serpents géants, nazis d'opérette et héroïne à la poitrine sauvageonne. On reconnait l'esprit des films de Kevin Connor. Olivier Assayas fut stagiaire montage sur LES SEPT CITES D'ATLANTIS  mais il a choisit de représenter le tournage d'un film plus proche du CONTINENT OUBLIE. 

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Christophe Gans est un peu notre Kevin Connor. Voici une proposition de synopsis pour un prochain film.
Une main écrit sur un livre de bord. On ne voit pas son visage…

 « Le Capitaine Nemo à bord du Nautilus contemple le portrait de son épouse morte accrochée dans le salon. Il sillonne les mers du globe pour oublier son amour perdu. Il découvre alors l’Atlantide. Après avoir exploré la jungle et combattu des serpents belliqueux, il est sauvé d’un mauvais pas par un autochtone animiste, Rahan. Mais sous cette chevelure de feu se cache Crying Freeman qui s’est teint en blond pour que ses anciens employeurs à ses trousses ne le reconnaissent pas. Sa compagne Emu s’est mise au Yoga et communique télépathiquement avec la nature (les arbres, les petits oiseaux).
Nemo et Rahan deviennent amis-pour-la-vie et affrontent des dinosaures, des araignées, des murènes et autres monstres qui peuplent l’Atlantide. Nemo oublie ainsi peu à peu la femme perdue dans cette solide camaraderie. Emu est un peu jalouse mais trouve très vite du réconfort auprès de ses amies les plantes.
Mais les vrais méchants du film, ce ne sont pas ces créatures géantes qui pourtant ne pensent qu’à bouffer tout ce qui se présente, ce sont des humains dont la croyance folle en un Dieu Rédempteur les a poussé à devenir membre d’une secte. Cette secte est dirigée par une femme aussi cruelle que belle, en fait une une Nazie, venant du futur.

Dans le grand finale, les chinois qui poursuivaient Freeman, menés par Fu Manchu, retrouvent le tueur, et les Waffen SS débarquent directement de 1944 par bataillons pour venir sauver la grande prêtresse en difficulté.
Emu O’Hara parvient à se connecter psychiquement au pouls de l’Atlantide, qui envoie un poulpe géant venir en aide à Nemo et Rahan, pour éliminer les chinois et les nazis (pourquoi Diable n’avait-elle pas fait cela dès le début?).

Dans la scène finale, Emu remercie la nature en levant les bras aux ciels et embrasse la terre. Le Freeman retrouve enfin sa couleur de cheveux naturelle. Nemo « enlève » son visage, on découvre stupéfait qu’il s’agit de Fantomas ».

La main dont on découvre qu’il s’agit de celle de Fantomas écrit finit le livre en écrivant cs mots :
TO BE CONTINUED






samedi 25 janvier 2014

La belle et la bête (de Juraj Herz) par Christophe Gans

Le tout jeune Christophe Gans, pas encore vingt ans, se doutait-il en rédigeant cette critique du superbe "La Belle et la Bête" de Juraj Herz (Panna a netvor, 1979) qu'il réaliserait à son tour, presque 35 ans plus tard, sa propre version du fameux conte immortalisé au cinéma par Jean Cocteau ? Ce hasard est comme la rose à laquelle tient tant la Bête, une parure du Destin.
(Texte paru dans L'écran fantastique numéro 12, premier trimestre 1980)

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