A bientôt j'espère

(To Chris M.)

mardi 2 août 2016

Kleber Mendoça Filho (obrigado & dedicado)

  
Vinyl Verde, 2004 (court-métrage de 16 min)


Un conte russe sur une petite fille dont la mère revient chaque jour avec un membre en moins, mis en image avec des photogrammes (comme La Jetée). 



Recife frio, 2009 (court-métrage de 26 min)
Un faux documentaire sur une soudaine vague de froid à Recife. 


A noter : Terry Gillian (sic).

lundi 18 juillet 2016

mardi 5 juillet 2016

Everybody wants some!! - L'organisation du récit



Durée du film : 117 min
L'action se déroule du jeudi 28 août 1980 au lundi 1er septembre (jours de la rentrée universitaire). 



Jeudi 28 août 1980 / 16h06
De 0 à 26 min.

Générique - My Sharona (The Knack) dans l’autoradio de Jake, le héros / Prise de contact avec les colocataires / Rapper’s delight de Sugar Hill Band chantés par les garçons dans la voiture / Première rencontre avec Beverly, qui loge dans un appartement / Bière au bar Le Fox / Le coach fait une mise au point / Boite disco : Take your time, Do It right de SOS Band  - Let’s get serious de Jermaine Jackson / Retour à la maison avec différentes filles / Give up the funk de Parliament / Sex montage  sur Miss Broadway de Belle epoque.

Vendredi 29 août / 11h57
De 26 min à 47 min.

Discussion entre potes à la maison, dans la rue, on s’entraine au baseball dans le jardin, la journée s’écoule doucement. Au billard-salle d’arcade . Heart of Glass de Blondie / Préparatifs pour sortir, tous les garçons se mettent sur leur 31  / En boîte de nuit. Ladies Night de Kool and the Gang  / Incident dans la boîte, les garçons sont mis dehors / Soirée country qui se finit sur cotton-eyed joe.

Samedi 30 août
De 47 min à 1h06min.

Combats de doigts, ping-pong / Willoughby (Kurt Russel junior) écoute Fearless de Pink Floyd en parlant du cosmos / Jake rencontre dans la rue un vieux pote Justin / Ils vont à un concert de punk où le groupe reprend à leur façon le générique de Gilligan’s island / Avant de rentrer, Jake passe chez Beverly coller un mot sur sa porte avec son téléphone / Retour à la maison où se tient une fête, deux chansons de Van Halen s’enchainent : Everybody wants some!, Ain’t talkin’ bout love (sur un combat de boue entre deux filles).

Dimanche 31 août / 12h41

A/ De 1h06 min à 1h14min.
Jake est réveillé par Beverly qui lui téléphone enfin, longue conversation en split-scren / Jake va chez elle, ils écoutent Because the night de Patti Smith / Ils mangent une glace dans la rue.

B/ De 1h14min à 1h28min.
Jake rejoint l'entrainement de baseball / Whip It de Devo / Willoughby est éjcté du groupe.

C/ De  1h28min à 1h36min.
Détente à la rivière, au self-service pour le dîner, partie de cartes à la maison.

D/ De 1h36min à 1h42.
Arrivée à la fête des étudiants en art sur Pop Musik de M / diverses scènes à la fête / pièce de théâtre.

Lundi 1er septembre (non indiqué à l’écran)
De 1h42min à 1h43min.

Jake et Beverly se promènent le long de la rivière.

Lundi 1er septembre / 06h09
De 1h43 min à 1h50min.

Jake et Beverly font du ballon gonflable sur la rivière / Retour au petit matin chez Beverly pour une micro-sieste / Hand in Hand de Dire Straits / Rentrée des classes / Premier cour pour Jake.

Générique de fin 
De 1h50min à 1h57min.
 
Good time Roll de The Cars / Cheroke ChaChow par les acteurs du film.


lundi 4 juillet 2016

STOKER de Park Chan-wook / Felipecha


Le personnage incarné par Nicole Kidman est censé parler un français impeccable, du moins c'est ce que  "Oncle Charlie", le frère de son défunt mari, fait remarquer dans une conversation. Est-ce pour cette raison que lors d'un long dialogue entre les deux, un peu plus tard dans le métrage, on entend en fond une chanson française, A pile et face de Felipecha (ne pas confondre pas avec Pile ou Face de Corynne Charby) ? Comment un cinéaste coréen tournant pour la première fois une production américaine a-t-il eu vent d'une obscure chanson française pour l'inclure dans sa bande-son ? Mystère...
En tout cas merci au réalisateur de Lady vengeance de nous avoir fait découvrir ce joli morceau, cette petite french touch confirmant tout le bien qu'on pensait déjà de la bande-originale de Stoker, alliance subtile d'un score addictif de Clint Mansell et de deux-trois chansons superbement intégrées (Summerwine de Nancy Sinatra et Lee Hazlewood, Becomes the color d'Emily Wells, la chanson du générique de fin écrite pour l'occasion).



samedi 2 juillet 2016

Duo 2016



Apophis : Demon of Egypt

Everybody wants some!! - The Invitation
Neon Demon - Gods of Egypt
Le chanteur Je m’présente, je m’appelle Hardcore Henry
Le garçon et la bête - Frankenstein
Toponymy - Made in France
The Trust - Love & Friendship
Jem - Julieta
L’académie des muses -  Les Filles du Moyen Age 

mercredi 29 juin 2016

Le film coupé en deux (à propos de PASSION de Brian De Palma)




Brian de Palma est un métronome. Passion est découpé en deux parties stylistiquement très différentes. La première est filmée de façon plutôt conventionnelle (à dessein, pour que les rimes de la seconde soient plus efficaces en miroir de la première) et montre les pressions exercées sur la working girl Noomie Rapace par sa chef Rachel McAdams. La seconde partie est dédiée à la vengeance de cette dernière. La césure se fait exactement au milieu du film, à 50 minutes (le film en dure 100), par un gros plan sur les antidépresseurs que Noomie Rapace se met à prendre. Les cadres seront désormais obliques, des stries lumineuses barreront régulièrement l’écran, l'image sera d'un bleu aqueux digne des éclairages d'un polar de Hong Kong des années 90. Passion devient soudainement expressionniste, la mécanique s’emballe, des échafaudages diaboliques se mettent en branle et s’emboitent les uns dans les autres comme des matriochkas, rêve et réalité se confondent jusqu’à un finale opératique mi-Argento mi-Almodovar, c’est à dire 100% De Palma.

lundi 13 juin 2016

Le Casse (The Trust) / CRITIQUE



Le crépuscule des vieux


 A l'ombre des casinos

Le Casse (The Trust) n'est non seulement pas un énième nanar pour Nicolas Cage, mais c'est tout simplement un superbe film noir. Le critique américain Ryan Stewart ne s'y est pas trompé en le comparant à Hard Eight, le premier film de Paul Thomas Anderson, un autre thriller d’auteur situé à Las Vegas. Une mise en parallèle bien vue.

En attendant de savoir si les frères Brewer auront une carrière à la P.T.A., ils démontrent déjà un solide talent évident dès leur premier film (on leur doit de nombreux clips, de Justin Bieber à Foster the People, et même une collaboration avec Bret Easton Ellis sur une longue vidéo pour Dum Dum Girls).

A quoi reconnaît-on la patte d'un cinéaste ? A ces détails, à cette façon de raconter une histoire par un simple geste. Exemple : Elijah Wood joue un flic qui vient visiblement de se faire quitter par sa femme. Déprimé, il passe son temps à fréquenter des prostituées et à prendre de la drogue. Pendant la scène de casse, on le voit attendre nerveusement devant une grille, pendant qu'il fait claquer machinalement son doigt contre un poteau métallique. Son alliance qu’il porte encore fait du bruit en tapant contre le métal. Tout en réalisant une scène de tension rythmée par le cliquetis métronomique de la bague, les frères Brewer montrent que si ce personnage en est là, c'est à cause de sa solitude qu'il cherche à combler à tout prix, quitte à participer à un casse organisé par son ami. Rien n'est surligné, ni dit.  Le film est entièrement dédié à son récit. Mais par cet art du détail, les Brewer crée de vrais personnages, touchants, bizarres, pas très sympathiques mais très humains (Nicolas Cage à la fois cool et marrant fait parfois très peur lorsqu'il bascule brutalement dans la violence). 

Le film se divise en deux parties. La première suit les deux flics Waters et Stone dans leur vie quotidienne de flics de base à Las Vegas. Ils arrondissent leurs fins de mois en revendant des preuves collectées lors des enquêtes. Le rythme est alerte, à la limite de la comédie. Il faut voir ces deux pieds nickelés prendre leurs enquêtes par-dessus la jambe, laisser les suspects s'échapper en éclatant de rire devant leur propre inertie... Le film a beau se passer à Las Vegas, c'est un Las Vegas sordide que l'on voit : au loin, les néons des casinos, mais la plupart des scènes se déroulent dans des quartiers sinistres, près d'échangeurs d'autoroute, dans des arrière-cours de restaurants cachant des petites mains clandestines à la solde de minables dealers. Il est étonnant d’apprendre que les Frères Brewer avaient, à l’origine, situé l'intrigue à Boston - car le scénario a été inspiré par des affaires de corruptions s’étant déroulées là entre les années 60 et le milieu des années 90. On a vraiment l'impression que Le Casse a été écrit pour Las Vegas tant c'est un élément fondamental de l'ambiance générale.

La deuxième partie est entièrement consacrée au casse du titre. On est en terrain plus connu, l’histoire devient plus mécanique,  mais la mise en scène reste  très efficace. Filmé par Sean Porter, le chef op' de Green Room,  Le Casse plaira aux amateurs de romans noirs et de polars des années 70.