jeudi 6 septembre 2012
Chris Marker de face
http://www.ina.fr/video/CAF97519247/prix-lumiere-a-chris-marker.fr.html
Sur le site de L'INA, on trouve ce document muet et bref (27s), dans lequel le jury du prix Louis Lumière vote à bulletin secret pour Cuba Si, puis remet en mains propres le prix à Chris Marker,qu'on voit filmé, de face... le temps de quelques images seulement (Mars 1962)
http://www.ina.fr/art-et-culture/cinema/video/CAF97519231/le-prix-jean-vigo.fr.html
idem, document muet. Prix Jean Vigo pour Les statues meurent aussi (1951). Deux photos de Resnais et Marker posant avec leur prix étaient depuis longtemps disponible, mais c'est la première fois qu'on a accès à des images de la cérémonie (Février 1954).
mercredi 5 septembre 2012
Dans le flot des images vues et revues au fil des jours, il ne reste en mémoire que quelques films, quelques scènes, quelques notes...
S'il fallait en tirer le substrat, mon année 2012 se résumerait pour l'instant à cela:
LE CAMION (Marguerite Duras)
S'il fallait en tirer le substrat, mon année 2012 se résumerait pour l'instant à cela:
LE CAMION (Marguerite Duras)
CAP NORD (Sandrine Rinaldi)
THE DEEP BLUE SEA (Terence Davies)
MATINS CALMES A SEOUL (Hong Sang-soo)
HOLY MOTORS (Leos Carax)
mardi 4 septembre 2012
lundi 3 septembre 2012
Chris Marker / Electronic
Sur Youtube, on trouve enfin le clip original de Get Away With It d'Electronic, le groupe de Johnny Marr et Bernard Summer (rejoint sur ce titre par Neil Tennant). Original enfin presque, puisque ce clip, réalisé par Chris Marker, a semble-t-il déplu au groupe qui l'a remonté et l'a expurgé des plans dans lesquels on voyait Catherine Belkhodja, en cappeline noire, errée dans un parc. Ceux sont ces séquences qui seront ensuite intégrées dans Level 5 (1996). Le résultat est donc un simple enregistrement du groupe en studio interprétant le morceau, ce qui n'empêche de receller de jolies moments comme ces moments de latence au début et à la fin du morceau où la caméra s'attarde sur les visages.
http://www.youtube.com/watch?v=46z4K-tV_Io
Le clip fut ensuite retourné pour le marché US par un autre réalisateur, c'est cette version qui fut la plus souvent exploitée. Les deux clips étaient produits par Michael Shamberg, producteur des clips phares de New Order. Shamberg est également le réalisateur d'un unique long-métrage, rarement montré, Souvenir (1996), tourné à Paris, starring Laurence Côte, Melvil Poupaud, Hugues Quester... Certaines images retouchées par ordinateur sont dûes à Chris Marker.
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| Souvenir de Michael Shamberg |
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mercredi 15 août 2012
Holy Motors ; Holy Paris
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| Les lieux de tournage de Holy Motors, en vrai. |
- Le talent de Carax serait-il essentiellement musical ? La première moitié de Holy Motors, passée la magnifique introduction, parait laborieuse, dépourvue des fulgurances de mise en scène dont Carax a le secret. Il suffit de comparer la partie Monsieur Merde au Père Lachaise avec Merde à Tokyo pour mesurer la déperdition qualitative. Toute la première partie du film est quasi dépourvue de musique. Et les plans de Carax, sans la musique pour les accompagner, paraissent inhabités, en deça de l'ambition affichée. Le brio du cinéaste éclate pourtant à la faveur de l'entracte, fabuleux plan séquence suivant Lavant rejoint par une dizaine de musicens entonnant un morceau de blues, Let my baby ride de R.L. Burnside, version accordéon de façon enflammée. Quelles autres scènes retient-on de Holy Motors ? La chanson de Kylie Minogue bien sûr, déchirante. Lavant rentrant chez lui au son de "Revivre" de Manset (c'est la première fois qu'une chanson du grand Gérard est ainsi utilisée dans un film). "On croit qu'il est midi, mais le jour s'achève. Rien ne veut plus rien dire, fini le rêve". Impossible de ne pas avoir le frisson. Un prologue, trois scènes mémorables, après tout cela suffit à faire de Holy Motors un film inoubliable.
- Quel plaisir que de flaner dans Paris en ce mois d'août, dans ce qui constituent les lieux de tournage de Holy Motors. Paris y est utilisé comme un décor de cinéma majestueux englobant quasi totalement l'univers du film. Et dans ce Paris déserté, on se sent comme un voyageur arpentant sa propre ville.
- En voyant Holy Motors, on a beaucoup pensé à la bande-dessinée de Blutch Pour en finir avec le cinéma. Les singes, Piccoli, le voyage dans le cinéma...
- Une pensée ce jour pour Katerina Golubeva auquel Holy Motors est dédié.
jeudi 2 août 2012
Les obsèques de Chris Marker
La danseuse contemporaine Maroussia Vossen se lança dans une danse triste autour du cercueil.
Isild Le Besco dit "Tu vas nous manquer".
Catherine Belkhodja revint pour dire "Toutes les fautes sont pardonnables, sauf les fautes d'orthographe" (sic).
Un grand quadragénaire lut un poème en russe.
Costa-Gavras remercia le docteur qui s'était occupé de lui ces six derniers mois.
Et de la vodka au poivre, apportée par la réalisatrice Claude Bagoë-Diane, fut offerte à tous les gens présents à la mémoire de Chris.
Chris Marker est mort dimanche dernier, le jour de son anniversaire, chez lui, devant ses ordinateurs.
"J'ai essayé de jouer au jeux de Marienbad l'autre jour. Au bout de quelques coups, l'ordinateur m'a laissé un message. "J'ai déjà gagné, mais on peut continuer à jouer si ça vous amuse". La Mort pourrait dire ça.."
LEVEL 5
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| Guillaume-en-Egypte, apporté par Agnès Varda, au crématorium du Père Lachaise |
Chris Marker s'en est allé nous laissant orphelin.
J'ai rêvé longtemps de le rencontrer, je lui avais même demandé naïvement il y a quelques années de pouvoir le voir. Marker avait décliné, mais sympathiquement, en prodiguant quelques bons conseils au passage.
Etrange que la première fois que je m'approche de lui, c'est pour toucher son cercueil.
Ses obsèques ont eu lieu ce jour, au crématorium du Père Lachaise.
Parmi les gens présents pour lui rendre un dernier hommage, on a pu reconnaître la muse de Marker, l'inoubliable héroïne de de Level 5, Catherine Belkhodja, Agnès Varda, Marina Vlady, Alexandra Stewart, Arielle Dombasle, Yves Simon, Isild Le Besco, Maïwenn Le Besco, Pierre L'Homme, Lolah Bellon, Kim Shapiron, Florence Dauman, Costa-Gavras et Romain Gavras, Noel Simsolo, Bernard Eisenchitz, Jimmy Glasberg, Thoma Vuille (M. Chat)... mais aussi beaucoup de proches n'ayant pas forcément de liens directs avec le cinéma.
La cérémonie fut simple : Catherine Belkhodja lut un beau texte écrit de sa main, dans lequel elle évoquait l'éloignement de Marker ces derniers temps, parti en traitement à l'hôpital, duquel il donnait de rares nouvelles mais envoyait des photos des jolies intérimaires qui s'occupaient de lui. Marker, homme secret, était vraisemblablement resté discret sur sa maladie.
Arielle Dombasle, élégante sylphide dans son pantalon et son corset noirs chanta a capella une chanson en espagnol.
Alexandra Stewart lu un extrait de THE HOLLOW MEN de TS Elliot.
Noel Simsolo dit "Chris m'appelait parfois et me demandait "Où peut on trouver un magasin qui vende du temps"".
Une jeune femme émue cita le propos de Remo Forlani "Marker c'est l'homme invisible en plus discret".
La danseuse contemporaine Maroussia Vossen se lança dans une danse triste autour du cercueil.
Catherine Belkhodja revint pour dire "Toutes les fautes sont pardonnables, sauf les fautes d'orthographe" (sic).
Un grand quadragénaire lut un poème en russe.
Et de la vodka au poivre, apportée par la réalisatrice Claude Bagoë-Diane, fut offerte à tous les gens présents à la mémoire de Chris.
"J'ai essayé de jouer au jeux de Marienbad l'autre jour. Au bout de quelques coups, l'ordinateur m'a laissé un message. "J'ai déjà gagné, mais on peut continuer à jouer si ça vous amuse". La Mort pourrait dire ça.."
LEVEL 5
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mercredi 18 juillet 2012
L'atelier des Compères
L'Atelier des Compères est un restaurant sis 56 rue Galilée, dans le Huitième à Paris. On y trouve cette affiche du film de Francis Veber dédicacée par Pierre Richard :
"Je suis ici, comme chez moi !! D'ailleurs je ne rentre plus chez Moi!"
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