A bientôt j'espère

(To Chris M.)

mardi 1 janvier 2019

Top 2018



Sophia Antipolis de Virgil Vernier

1- Le 15h17 pour Paris (Clint Eastwood)
2- Under the silver lake (David Robert Mitchell)
3- The other side of the wind (Orson Welles)
4- Suspiria (Luca Guadagnino)
5- Boarding School (Boaz Yakin)
6- Wonder Wheel (Woody Allen)
7- Lady Bird (Greta Gerwig)
8- L'ombre d'Emily (Paul Feig)
9- Mom and dad (Brian Taylor)
10- Un couteau dans le cœur (Yann Gonzalez)
11- First man (Damien Chazelle)
12- Mandy (Panos Cosmatos)
13- Mektoub my love (Abdellatif Kechiche)
14- Sophia Antipolis (Virgil Vernier)
15- L'homme qui tua Don Quichotte (Terry Gilliam)

Meilleure réplique : "Brother fucker !" (L'ombre d'Emily)
Plus belle scène de fin : L'île au trésor (Guillaume Brac)
Cinéma, cinéma : Shirkers (Sandi Tan) / Ne coupez pas ! (Shin'ichiro Ueda)


lundi 1 octobre 2018

"Brother fucker!" (à propos de L'ombre d'Emily)





L'ombre d'Emily est un conte moderne où se mélangent inceste, caractère double représenté par deux actrices que tout oppose (la rigolote Anna Kendrick et la over-the-top Blake Lively) et recettes de cuisine puisque une des héroïnes donnent ses conseils culinaires sur son vlog. 

En hommage à Jacques Demy (et aux chansons françaises yéyé qui parsèment la bande-originale), voici la recette du film à suspense réussi sur l'air du "Cake d'amour" de Peau d'âne.  


Préparez votre film avec positivisme
Et sans plus de tralala
Allumez votre caméra
Engagez une idole
Accompagnez-là d’une It girl
Quatre mains bien pesées
Autour d’un scénar creusé
Choisissez des références
Mais pas de déférence
Du Douglas Sirk parsemez
Du Gone Girl ajoutez
Un souffle de Hitchcock
Dans une belle bicoque
Une larme des Diaboliques
Des chansons anachroniques
Pas mal d’autodérision
Un sel de soupçon.
Et un zeste d’inceste
Il est temps à présent
Tandis que vous tournez
De glisser un mystère
Vraiment extraordinaire.
Un souhait d’éclaircissement s’impose
Tandis que la pâte repose
Lissez le plat de terreur
Et laissez cuire deux heures



dimanche 30 septembre 2018

The tree of life / version alternative (photos)




http://unfilmdeterrencemalick.blogspot.com/2015/02/la-papillon-de-malick.html
Au muséum d'histoire naturelle de Houston, Texas.

Etoile noire

2001 ?
Voyage of time ? 

"Touché par le Diable" de Jérôme Bosch
"Orphée ramenant Eurydice des enfers" de Camille Corot (1861)
Au Musée des beaux-arts de Houston, une femme filmée comme un peintre de la Renaissance aurait représenté un profil. 

Rec



vendredi 21 septembre 2018

Le temps engloutit tout - Peppermint

L'ange exterminateur

Des films de vengeance, on en a vu. Non que Peppermint soit plus original que les autres, il n’y a rien dedans qu’on ait déjà vu ailleurs, mais tout de même, sa "minéralité" impressionne. Pas de pathos, pas de sentimentalisme, pas de justification. Pierre Morel ne perd pas de temps à expliquer le pourquoi du comment. Dans la série Alias, Jennifer Garner était étudiante le jour et super héroïne la nuit. Dans Peppermint, elle est mère de famille très sage au début, ange de la mort aux pouvoirs quasi surnaturels après que son mari et sa fille aient été assassinés. Basta. Un flic se demande d’ailleurs, sous-entendant que ce n’est pas possible sans qu’il y ait une raison cachée à cela, comment une femme lambda a pu se transformer en machine à tuer. « C’est comme ça ! » répondent en chœur Pierre Morel et Jennifer Garner. On est au cinéma, on fait ce qu’on veut. Comme si on avait demandé à une même actrice d’incarner deux rôles différents. L'ellipse de cinq ans qui intervient après quinze minutes de film a tout englouti dans les replis du temps. Même le flic aidant du début est devenu un fonctionnaire fatigué désormais dépourvu de sens moral. Cette absence de transition étonne et rend le film imprévisible bien qu’il soit très simple. Au bout de vingt minutes, Jennifer Garner a déjà éliminé les assassins de sa famille. Reste pourtant une heure de métrage. Que va-t-il se passer ? On attend le moment où le récit s’arrêtera pour se confondre en explications, en flash-back, en dialogues tentant tant bien que mal de rationaliser l’irrationnel. On attend le moment où le vernis va craquer et la mère de famille meurtrie s’effondrer en larmes retrouvant son visage originel le temps d'un instant. Mais non, cette femme là n'existe plus. Peppermint et son héroïne avancent droit devant, défouraillant tout sur leur passage. On regrettera seulement une scène finale affreuse et incohérente avec le reste qui ressemble furieusement à un reshoot post projection-test ; dommage, la fin, la vraie, avec ce gros plan sur son héroïne fatiguée et abîmée gisant devant la tombe de sa famille, était magnifique.

Pierre Morel

mercredi 15 août 2018

Les films rêvés (Eric Pauwels)






Dans un coin de jardin, une araignée déambule sur sa toile. C’est cette image qui a été utilisée sur la jaquette du dvd. Elle exprime bien  le travail du cinéaste-documentariste Eric Pauwels, bâtissant une œuvre hors norme (trois heures),  à la fois intimiste, fragile et pourtant gigantesque. Dans sa cabane, le cinéaste rêve à toutes les histoires qu’il ne tournera pas, aux films qui ne verront pas le jour. Mais en ne les faisant pas, il les met en lumière. Ce grand projet est un mélange de home movies  filmés par lui ou par d’autres -  un de ses amis faisant le tour du monde en bateau lui envoie régulièrement des images du voyage -  et de séquences de fiction comme cet épisode du Mahabharata coloré comme un bollywood. Grands voyageurs et aventuriers sont les figures dans lesquelles Pauwels se projettent, les cartes marines et les récits de voyage son horizon. Cet amour des embruns, de la jungle et de l’ailleurs vont de pair avec une empathie profonde pour son prochain, comme ce voisin un peu simple avec lequel il tisse une relation. Les films rêvés, ce serait une œuvre de Chris Marker, mise en musique par Gérard Manset, éditée dans la collection Phébus/Libretto.

vendredi 10 août 2018

Neil Young / Under the silver lake




Visionnant UNDER THE SILVER LAKE, et voyant Andrew Garfield se réveiller au petit matin sur la tombe de Janet Gaynor à Los Angeles (au cimetière d'Hollywood), je repensais à ce texte du critique anglais, Neil Young, paru sur Mubi.com, où il relatait sa journée à pied (comme Garfield) dans la ville où l'on ne se déplace qu'en voiture à la recherche de la tombe de Bela Lugosi, quelque part dans un cimetière du côté de Culver City.

https://mubi.com/notebook/posts/no-weapon-formed-against-me-shall-prosper-los-angeles-2015

Le critique parvenait difficilement à la trouver - après avoir cité tous les morts prestigieux hantant le lieu (John Ford, Mary Astor, Sharon Tate...), faute de précision quant à la localisation de la tombe à l'entrée du cimetière.

Après une longue déambulation, il trouvait enfin la tombe à l'aide d'une jeune femme croisée par hasard qui elle aussi la cherchait. C'est d'ailleurs la jeune femme qui prit Neil Young en photo devant la tombe de Bela, le critique n'ayant pas de smartphone.

Et à propos de quel film à votre avis Neil Young et sa rencontre échangèrent-ils devant la tombe de Bella ? et bien de It follows de David Robert Mitchell pardi !

J'aime imaginer que  Neil Young et son texte ont inspiré David Robert Mitchell pour écrire ce magnifique Under the silver lake.



jeudi 9 août 2018

Pyramides-year best of 2018

La grande pyramide de L'île au trésor de Guillaume Brac


Visions d’Amérique Le 15h17 pour Paris (Clint Eastwood) / Lady Bird (Greta Gerwig)

A la dérive Wonder Wheel (Woody Allen) / Seule sur la plage la nuit (Hong Sang-soo) 

Rites  Mandy (Panos Cosmatos) bonus : Mom and Dad (Brian Taylor) / Un couteau dans le cœur (Yann Gonzalez)

Quête Under the silver lake (David Robert Mitchell) / L'homme qui tua Don Quichotte (Terry Gilliam)

Au bord de l’eau  Mektoub my love (Abdellatif Kechiche) / L’île au trésor (Guillaume Brac)



La pyramide où se cache une oisellerie dans Un couteau dans le cœur