A bientôt j'espère

(To Chris M.)

mardi 27 janvier 2015

BUG de William Friedkin




Un homme, une femme.  Il n’en faut pas plus à William Friedkin pour livrer un grand film. Un homme, une femme… après tout l’histoire du monde a commencé ainsi selon la Bible, et Bug, c’est la fin de cette histoire, son apocalypse, qui se joue quelque part au milieu des Etats-Unis, dans une chambre d’un motel sordide. Les Adam et Eve de la fin des temps incarnés par Ashley Judd et Michael Shannon vont s’aimer passionnément tandis que des insectes parasites envahissent le lieu. Ces « bugs » sont-ils des hallucinations sortis de leurs cerveaux malades ou le signe annonciateur d’un châtiment divin à venir ? William Friedkin se garde bien de répondre et décrit ce chaos comme un observateur attentif. Cette approche clinique n’est pourtant pas synonyme d’absence d’empathie. Bug est aussi une très belle histoire d’amour. 

vendredi 23 janvier 2015

En attendant KNIGHT OF CUPS

Création d'un nouveau blog dédié à KNIGHT OF CUPS, le nouveau film de Terrence Malick avec Chrétien Bale.



lundi 5 janvier 2015

Meilleurs films 2014




Twin Peaks – Fire walk with me : the missing pieces (David Lynch)
 
Les films fantômes de Bertrand Bonello : La Mort de Laurie Markovitch ; Madeleine d’entre les morts (scénarios + pièces radiophoniques)

1.    Welcome to New York (Abel Ferrara)
2.  Le conte de la Princesse Kaguya (Isao Takahata)
3.   Les Chiens errants (Tsai Ming-liang)
4.  Interstellar (Christopher Nolan)

5.  Mercuriales (Virgil Vernier) 
6.  La vengeance d’une femme (Rita Azevedo Gomez)
7.  Le Paradis (Alain Cavalier)
8.  Le vent se lève (Hayao Miyasaki)
9.  Au bord du monde (Claus Drexel)
10. Pas son genre (Lucas Belvaux)

Robocop (José Padilha) / Boyhood (Richard Linklater) Sunhi (Hong Sang-soo) / Les bruits de Recife (Kleber Mendonça Filho) / Locke (Steven Knight) /  Detective Dee 2 (Tsui Hark) / Phantom Power (Pierre Leon) / Magic in the moonlight (Woody Allen) / Eau argentée, Syrie autoportrait (Ossama Mohammed et Wiam Simav Bedirxan) / Amazing Spider-Man : Le destin d'un héros (Marc Webb) / Et maintenant ? (Joaquim Pinto) / Le chant de la mer (Tomm Moore) / The Frame (Jiman Winans) / Nymphomaniac (Lars Von Trier) version longue / L’enlèvement de Michel Houellebecq (Guillaume Nicloux) / Under the skin (Jonathan Glazer) / A la recherche de Vivian Maier (Charlie Siskel, John Maloof) / Aimer, boire, chanter (Alain Resnais) / Adieu au langage (Jean-Luc Godard) / Lost Soul : The Doomed Journey of Richard Stanley's Island of Dr. Moreau (David Gregory) / Atlas (Antoine d’Agata)

mardi 16 décembre 2014

La mort caresse à Midi-Minuit



"On croit qu'il est midi, mais le jour s'achève" Manset, Revivre

Disparition de Michel Caen, fondateur de MIDI-MINUIT FANTASTIQUE, l'année où une anthologie regroupant les premiers numéros de la revue a été publiée (aux éditions Rouge profond).




vendredi 12 décembre 2014

LOCKE de Steven Knight



Avant de se retrouver à bord d’un véhicule Interceptor dans le nouveau Mad Max, Fury Road, Tom Hardy est déjà au volant d’une voiture dans Locke, sillonnant les autoroutes, le regard affuté. Le héros éponyme fait corps avec son engin et s’enfonce dans la nuit magnifiée par une image HD coupante, tandis que scintillent par intermittence les lumières des villes environnantes, comme un tableau pointilliste moderne. Au nom d’un idéal moral, aussi pour démontrer que l’atavisme n’est pas une fatalité, Ivan Locke a tout un trajet pour empêcher son monde de s’effondrer, alors même que ce combat intérieur le rapproche du précipice. Mais Locke est un cow-boy moderne. Professionnel et intègre. Jusqu’à la folie. Déjà Mad.

jeudi 11 décembre 2014

LA VENGEANCE D'UNE FEMME de Rita Azevedo Gomes




Une des images symboliques de l’amour est le dieu Cupidon décochant une de ses flèches d’amour. Elle est reprisse telle quelle dans La vengeance d’une femme mais avec une signification tout à fait différente. La scène arrive au milieu du film. Jusque là, on a vu un dandy libertin flâner dans des salons mondains quelque part au Portugal pendant le 19e siècle, faisant la cour aux jeunes femmes qui se présentent à lui. C’est filmé comme un film de Manoël de Oliveira, dans des décors désignés comme tel tandis que les murs sont recouverts de toiles peintes. L’homme se fait entrainer la nuit par une prostituée un peu chic dans sa chambre de passe.  La tension sexuelle est son maximum lorsque la jeune femme se débarrasse de ses habits aristocratiques pour enfiler une robe noire la faisant ressembler à une sorcière. Elle a un chat entre ses mains et on pense à Ana Pieroni dans Inferno d’Argento dans la scène de l’amphithéâtre. Les corps se frôlent, le désir monte, mais un malaise s’installe et une image du passé perturbe l’acte. La femme veut raconter son histoire. L’homme est prêt à l’entendre. Elle était mariée à un prince. Mais lorsque le cousin de son mari s’installe quelque temps dans leur domaine, un amour platonique s’installe entre l’épouse et  le jeune homme. Alors, ce film jusqu’à alors constitué de longs plans séquences fixes (à une terrasse de café, la caméra est fixe mais la lumière change) ou mobiles (ce superbe mouvement d’appareil dans la chambre filmant l’homme avant de montrer le point de vue de la femme) est brutalement interrompu par un enchainement de plans. Un homme noir et torse nu - visiblement un esclave, décoche une flèche. L’amant la reçoit dans le coup et s’effondre. Le mari qui a commandité le meurtre demande à ce qu’on arrache le cœur de la victime. L’esclave s’exécute et sort l’organe palpitant du cadavre. La femme lui arrache le cœur des mains et le porte à sa bouche (envie de le dévorer ? de l’embrasser ? de boire le sang encore chaud de son amour perdu ?). On le lui reprend et on le jette par terre tandis qu’un chat vient à son tour le manger. La Vengeance d’une femme est un grand film d’amour baroque et absurde. Pour se venger de son mari, la femme décide de se prostituer et de souiller son corps. Mais le mari n’est même pas au courant de cette vengeance. Bouleversé par cette histoire, l’homme quitte la chambre au petit matin et décide de ne plus penser à elle. Quelques années plus tard, il apprend incidemment sa mort qui vient de survenir. Il se rend à l’église où le corps est dans un cercueil et demande au prêtre comment cette femme a fini sa vie (la fin rappelle furieusement Revenge de Tony Scott, autre grand film d’amour, de jalousie, de vengeance sur fonds de christianisme). C’est ce qu’on appelle un chef d’œuvre.

mardi 9 décembre 2014

Pet semetary (Mercuriales, James Ferraro, Errol Morris)



1978 : Gates of Heaven d'Errol Morris.

Le cinéaste américain Errol Morris suit deux américains ayant décidé de construire un cimetière pour chiens.


2009 : Heaven's gate de James Ferraro


Le compositeur James Ferraro sort un album intitulé Heaven's Gate. Deux morceaux planants et répétitifs, ayant quelque chose de la musique religieuse.


2014 : Mercuriales de Virgile Vernier




Le cinéaste français filme un cimetière pour animaux, quelque part en banlieue parisienne et montrer des pierres tombales laides et grotesques dédiées aux animaux de compagnie. Enfin finalement pas plus grotesques que les plaques dédiées aux humains.

La bande sonore de son film est signée James Ferraro, et on entend des extraits de l'album Heaven's gate.


Liste des morceaux de James Ferraro utilisés dans MERCURIALES. 


Surveillance/Sounds From The Cam 2: Inside the Mutant Church
Rerex 2-03
Rata
Track 02
Jarvid 9: Flushpipe
Fatal
R-Complex
K2 - Untitled
Sentinel
No Regrets Mix
Heaven's Gate (Première partie)
Barbecue, 12-03-1975


 [merci à Kazak Productions]